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Sixième Dîner Annuel pour la Journée de l'égalité LEAF
Dans les sondages réalisés, la Charte des droits et libertés se classe régulièrement dans les premiers rangs de la liste des symboles nationaux importants pour les Canadiens ; elle est encore plus importante que le drapeau, l'hymne national, les sites historiques, et même le hockey. Au sixième dîner annuel sur la Journée de l'égalité présenté par LEAF à Toronto, Donna Dasko, première vice-présidente de la maison de sondage Environics Research Group (donna.dasko@environics.ca) nous a fait part de ses réflexions sur les changements sociaux qui ont mené à la mise en oeuvre de la clause d'égalité de la Charte et a souligné le fait que le moment était bien choisi pour promouvoir encore plus activement les buts d'égalité.
L'événement, animé par Charlie Coffey, vice-président directeur, Affaires gouvernementales et expansion des affaires, RBC Groupe Financier, et Audrey Johnson, directrice générale, LEAF, marque l'anniversaire de la Journée de l'égalité en avril 1985 (date à laquelle la clause sur l'égalité est entrée en vigueur) et a permis d'amasser des fonds pour LEAF . LEAF est un organisme national bénévole et sans but lucratif voué à l'avancement de l'égalité des femmes au Canada par l'intermédiaire des poursuites judiciaires, de l'éducation du public et de la réforme du système juridique au moyen de la Charte canadienne des droits et libertés.
Voici les éléments clés de la présentation de Donna :
- LEAF a contribué à la vision positive de la Charte par les Canadiens en faisant en sorte que la Charte ne représente pas qu'un simple bout de papier, mais un instrument pour promouvoir l'égalité des sexes.
- Les changements sociaux profonds qui ont mené aux clauses de la Charte découlent de la prospérité économique d'après-guerre, de la diversité de l'immigration, de l'accroissement du niveau de scolarité et des changements technologiques et démographiques.
- L'acceptation de l'égalité des femmes est étroitement liée à l'émergence de valeurs égalitaires et a suivi le rythme de l'acceptation de la diversité ethnique et raciale.
- Le progrès vers l'égalité n'a pas été facile, mais les gains réalisés sont réels, tant sur le plan des faits que des croyances, des valeurs et des opinions. Par exemple :
- En 1977, seulement 49 % des Canadiens approuvaient l'idée que les mères mariées travaillent à l'extérieur du foyer, et 44 % s'y opposaient ; en 2001, 77 % des Canadiens étaient pour et seulement 20 % étaient contre - soit une augmentation de près de 30 points en deux décennies.
- Plus de 90 % des Canadiens en 2001 croyaient que l'éducation des enfants, les travaux domestiques et les soins aux parents âgés devaient être partagés également entre les hommes et les femmes.
- En 2004, 90 % des Canadiens croyaient que l'accroissement du nombre de femmes élues était le meilleur moyen d'améliorer notre système politique.
- Bien que des progrès aient été réalisés en termes d'attitudes, de croyances, de politiques sociales et de programmes sociaux comme les congés parentaux et les congés pour compassion, il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Par exemple, les femmes gagnent 72 % du salaire des hommes ; l'écart est encore très grand.
- Il y a des signes de repli au chapitre de l'égalité des sexes aux États-Unis, mais le Canada ne s'en va pas dans cette direction. Par exemple, bien qu'on note une baisse de la présence des femmes américaines ayant de jeunes enfants sur le marché du travail - de 62 % en 1998 à 57 % en 2004 -, rien n'a bougé au Canada à ce chapitre.
Donna a noté que les croyances positives sur l'égalité des sexes parmi les Canadiens et la prospérité actuelle créaient un environnement propice à l'activisme. « Nous pouvons améliorer nos programmes sociaux et nos systèmes de santé et d'éducation d'une façon qui fera la promotion de nos buts d'égalité ... Les attitudes et l'activisme se traduiront par le succès ».
Pour plus de renseignements sur LEAF, téléphonez au 1 888 824-5323 ou envoyez un courriel à info@leaf.ca.
(mars 2006)
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