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La mondialisation dans une ère incertaine
La mondialisation dans une ère incertaine - Le congrès annuel tenu par l'Organization of Women in International Trade, qui a eu lieu à Tampa, en Floride, en novembre 2004, a permis aux participantes d'explorer les liens entre le commerce international, la gestion des risques et la sécurité. Les Canadiennes présentes à cet événement ont été à l'honneur. Adair Heuchan, conseillère à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour le gouvernement du Canada, a été honorée à titre de Femme de l'année de l'OWIT et la section locale de Calgary a été désignée la Section locale de l'année. De plus, Leann Hackman-Carty, de Calgary, a été élue présidente de l'organisme à l'échelle mondiale. C'est la première fois qu'une Canadienne occupe ce poste prestigieux. Par ailleurs, les membres de l'OWIT-Toronto faisait partie du groupe exceptionnel de présentatrices internationales invitées.
Dans l'un des volets du congrès, un panel était chargé d'examiner les occasions qui se présentent aux femmes dans l'économie mondiale. Les panélistes du monde entier représentant diverses cultures et oeuvrant dans différents secteurs ont fait part des défis auxquels les femmes font face et ont partagé quelques-unes de leurs meilleures pratiques qui leur ont apporté du succès. Voici quelques-uns des points saillants de cette présentation :
En dépit des problèmes de financement et des attitudes discriminatoires auxquels font encore face les femmes entrepreneures de certains pays, les femmes du monde entier bénéficient d'occasions exceptionnelles de pratiquer la « coopétition » en bâtissant des alliances et en faisant preuve d'un leadership unique, a indiqué l'animatrice, Amanda Ellis, responsable d'une initiative sur le développement du secteur privé lié au genre de la Banque mondiale à Washington. Elle a fortement incité les déléguées à faire pression sur leur gouvernement afin de mettre en place un environnement plus favorable aux femmes dans les pays en voie de développement.
Selon Wendy Zou, directrice de Syniverse Technologies dans la région Asie-Pacifique, qui possède une vaste expérience dans l'industrie des télécommunications et qui a gagné le prix de l'entreprise de l'année en 2004 au Tampa Bay Business Awards, il y a trois facteurs de réussite dans le commerce international pour les femmes :
- Misez sur l'excellence - devenez une experte et vous gagnerez le respect. (« Je n'avais pas d'expérience sur le plan technique mais j'ai posé beaucoup de questions et j'ai absorbé complètement toutes les réponses qu'on m'a données. »)
- Aimez ce que vous faites. (« J'adore les différentes cultures et les négociations - ça vaut tous les défis et les sacrifices personnels liés au commerce international et aux déplacements. »)
- Assurez-vous de bien gérer vos clients internationaux, mais assurez-vous d'abord d'avoir une solide clientèle de base dans votre pays d'origine. (« J'ai intégré les marchés de façon progressive - un client et un mandat à la fois - et maintenant je suis présente dans vingt marchés asiatiques. »)
Je suis très optimiste en ce qui concerne le rôle des femmes dans le commerce international - nous sommes capables de mettre sur pied une entreprise à notre mesure. Tout est possible ! Nos occasions ne sont limitées que par notre imagination et nos désirs. »
Le nombre de femmes entrepreneures en Afrique croît à une vitesse phénoménale parce que les technologies de l'information ont ouvert beaucoup de portes, précise Louise Ngugi Sauer, chef de la direction et co-propriétaire de Star Travel Tours au Kenya. Voici quelques-uns des défis auxquels font face les femmes entrepreneures dans son pays :
- Les étrangers connaissent très peu de choses sur l'Afrique. (« En fait, Nairobi ressemble beaucoup à Tampa ! »)
- Les Africains n'ont pas beaucoup accès à l'information.
- Il existe un mythe à l'effet que les femmes restent au foyer. (« Les familles africaines ne peuvent vivre avec un seul revenu. »)
- Les femmes ne sont pas propriétaires foncières au Kenya, ce qui complique l'obtention de financement. Voici les bonnes pratiques commerciales de Mme Ngugi Sauer pour réussir sur le marché international :
- Connaissez votre produit et votre marché - faites vos recherches.
- Analysez vos concurrents.
- Montrez vos produits.
- Apprenez des autres.
- Suivez votre plan.
- Ayez confiance.
- Téléphonez à vos collègues après avoir fait leur connaissance à un congrès, simplement pour leur dire que vous êtes heureuse de les avoir rencontrés.
- Reconnaissez les signaux - sachez à quel moment les gens sont prêts à acheter.
- Forgez des partenariats.
- Mettez en place une stratégie de sortie d'un marché. (« Si les choses ne vont pas bien, c'est peut-être un signe que vous devriez être ailleurs. »)
Pour plus d'information sur l'Organization of Women in International Trade, visitez le site www.owit.org
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