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Perspectives nord-sud : Assurer notre réussite future
Jessica LeCroy, qui a été nommée consule générale au Consulat général des États-Unis à Toronto l'automne dernier, nous a livré ses commentaires sur les initiatives liées au commerce et à la sécurité et a parlé de la nouvelle administration et de ses objectifs pour les quatre prochaines années au cours d'un petit déjeuner organisé par l'Organization of Women in International Trade-Toronto et commandité par le cabinet juridique Cassels Brock & Blackwell LLP.
Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont évalués à environ 570 milliards de dollars US. Le commerce bilatéral de biens seulement permet de soutenir six millions d'emplois au Canada et aux États-Unis. « Une augmentation de 5 % des échanges bilatéraux pourrait se traduire par 300 000 emplois des deux côtés de la frontière », a expliqué Mme LeCroy en soulignant le fait que le Canada est un partenaire commercial très important pour les États-Unis. Le Canada est le premier partenaire commercial de 39 des 50 états américains : 23 % des exportations américaines prennent le chemin du Canada alors que 85 % des exportations du Canada et 92 % des exportations de l'Ontario se retrouvent chez notre voisin du Sud.
Mme LeCroy a fourni des suggestions pratiques sur le réseautage et l'expansion des affaires avec des partenaires commerciaux américains :
- Le Bureau des services commerciaux du consulat est toujours à la recherche d'occasions de partenariat entre les entreprises canadiennes et américaines. Il a pour mission de fournir une assistance en matière d'exportation des biens et des services au Canada en identifiant les occasions de commerce et les partenaires à l'échelle locale. Le Bureau fournit également des ressources aux entreprises canadiennes qui veulent être présentes sur le marché américain en les aidant à trouver des fournisseurs de biens et de services qualifiés et des foires commerciales appropriées aux États-Unis :
- De nombreux états ont des représentants au Canada, chapeautés par le Council of American States in Canada (CASC) http://www.casc-canada.ca/.
Voici d'autres commentaires émis par Mme LeCroy :
- Les femmes peuvent donner leur opinion sur les politiques commerciales par l'entremise des organisations de femmes d'affaires, et ainsi faire une différence. Par exemple, elle a incité fortement les femmes entrepreneures à faire connaître leur point de vue sur le groupe de travail trinational formé en octobre 2004 afin d'explorer les options pour un nouveau partenariat « ALÉNA-plus » qui fera concurrence à l'Union européenne, à la Chine, au Japon et à l'Inde à l'intérieur d'une « zone de confiance » ou d'un « périmètre ALÉNA-plus ». Ce groupe est coprésidé par l'ancien vice-premier ministre, John Manley, l'ancien gouverneur du Massachusetts, William Weld, et l'ancien ministre des Finances du Mexique, Pedro Aspe. La publication du rapport est prévue pour l'été 2005.
- Les occasions de commerce international créées par le réseautage, la consultation et le partenariat peuvent se concrétiser seulement si les biens, les services et les gens arrivent à traverser la frontière rapidement et en toute sécurité. « De bien des points de vue, il s'agit d'un enjeu crucial, car le lien commercial entre les États-Unis et le Canada est le plus important à l'échelle mondiale ; nous travaillons en étroite collaboration pour nous assurer que les contrebandiers, les terroristes et les criminels, ainsi que les activités de financement de ceux-ci, ne puissent transiter par nos deux pays. » Les solutions doivent miser sur les efforts à différents niveaux : public, privé, provincial, d'état, local, fédéral, régional et international.
- La mise en oeuvre du Plan d'action pour une frontière intelligente en 30 points, créé afin d'instaurer une « zone de confiance », est pratiquement terminée. « Ce plan a créé de nouvelles normes pour les passages transfrontaliers, par exemple les programmes NEXUS et FAST pour le passage des gens et des biens constituant de faibles risques. L'objectif de ces programmes est de faciliter le commerce entre nos deux pays, d'améliorer la sécurité et de permettre le passage rapide des personnes et de biens constituant un faible risque pour la sécurité ainsi que l'expédition de marchandises. »
- Bien que la frontière soit un enjeu bilatéral impliquant les deux gouvernements fédéraux, les meilleures solutions sont celles qui sont élaborées sur le plan local. Par exemple, Sault St. Marie, qui détient une capacité excédentaire, a mis de l'avant une proposition locale - acceptée par les deux côtés de la frontière - afin d'augmenter sa part du passage de personnes et de biens entre les États-Unis et le Canada. « D'après nos estimations, les expéditeurs pourraient amener leur cargaison à destination une journée plus tôt s'ils étaient réacheminés ailleurs lorsqu'ils arrivent à des points de passage congestionnés. Il ne s'agit pas d'une solution complète au problème, mais il semble qu'elle représente un moyen à court terme et relativement peu coûteux pour diminuer la congestion. »
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La « Déclaration conjointe du Canada et des États-Unis – Sécurité commune, prospérité commune : Un nouveau partenariat en Amérique du Nord », récemment émise par le Président Bush et le Premier ministre Martin, porte sur certains des enjeux liés à l'accroissement de la concurrence des entreprises nord-américaines :
- Appliquer une approche commune en matière de partenariats, de normes consensuelles et de réglementation intelligente, pour en accroître la rentabilité et la compétitivité ;
- Accélérer les efforts visant à réduire les coûts liés aux « règles d’origine » pour les biens échangés entre les deux pays ;
- Élargir les partenariats technologiques qui favorisent une utilisation propre et efficace des ressources énergétiques, notamment dans les secteurs de l’énergie renouvelable, du charbon propre et de l’hydrogène.
Mme LeCroy nous a également rappelé que l'Accord de libre-échange nord-américain était en place depuis dix ans. « Le succès de l'ALÉNA est indiscutable, et cet accord a permis aux trois pays de prospérer », a-t-elle expliqué. « À l'époque où la pertinence de l'ALÉNA faisait l'objet de débats, nombreux sont ceux qui prédisaient une catastrophe économique. En fait, entre 1993 et 2000, le commerce entre le Canada et les États-Unis a doublé, tandis qu'il a triplé entre le Canada et le Mexique. Les échanges commerciaux ont permis de créer des millions d'emplois. Il faut maintenant se demander quelle direction prendre afin de conserver notre élan et de tirer parti de cette réussite. »
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