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Financement de votre entreprise

Surmonter une crise financière grave
Trouver du capital de croissance
Comment accéder au crédit ?
Représentez-vous un bon risque de crédit ?
Autres sources de financement : Guide des investisseurs professionnels
Garanties personnelles et garanties du conjoint - Mythes et réalités
Gérez votre dossier de crédit
Vérification de crédit gratuite et rapide
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Demande de prêt en ligne - Financement aux entreprises de 5 000 $ à 100 000 $

Surmonter une crise financière grave

Voici quelques conseils de Judy Paradi, propriétaire de Paradi Marketing (jparadi@paradimarketing.com) et enseignante d'un cours d'entrepreneuriat à l'Université de Toronto, pour aider votre entreprise à surmonter les difficultés financières. Ces conseils ont été présentés aux participants du programme de mentorat personnalisé offert par l'organisme Step Ahead :

  • Prenez soin de vos fournisseurs : si vous parvenez à établir de bons rapports avec eux, ils vous soutiendront pendant une période difficile, en échelonnant par exemple le paiement de vos factures.
  • Évitez la situation « 80-20 », lorsque vingt pour cent de vos clients assurent quatre-vingts pour cent de votre chiffre d'affaires. Dès que vous avez acquis un client, envisagez un scénario où vous le perdez, que cela arrive l'année suivante ou dix ans plus tard.
  • Soyez constamment à la recherche de nouveaux clients.
  • Prenez les choses avec philosophie : faites ce que vous avez à faire (p. ex,. réduire les effectifs) pour l'avenir de votre société. Les femmes ont souvent plus de mal que les hommes à remercier des employés, mais il y va parfois de la survie de votre entreprise.
  • Dans la mesure du possible, ayez recours aux travailleurs autonomes plutôt qu'au personnel à temps plein.
  • Faites connaissance avec le directeur de votre banque, et assurez-vous qu'il ou elle comprend bien vos besoins en matière de crédit, etc.
  • Faites toujours preuve de prévoyance. Observez les tendances commerciales et l'avancement des technologies, et adaptez-vous. À titre d'exemple, le marketing électronique et interactif joue aujourd'hui un rôle beaucoup plus important dans l'entreprise de Judy.

Trouver du capital de croissance

S'y retrouver dans la myriade de solutions de financement offertes pour répondre aux besoins de croissance de votre entreprise peut prendre beaucoup de temps et être une source de frustration. Voici quelques conseils pour vous aider à faire le meilleur choix.

1. Banques

Il s'agit de règles générales pour les montants d'emprunt de 500 millions $ ou moins. (Pour les montants inférieurs à 50 000 $, un plan d'affaires n'est pas nécessaire ; pour demander jusqu'à 100 000 $ en ligne, cliquez ici.)

Ce dont les banques ont besoin pour contribuer à l'expansion de votre entreprise :

  • Dotez-vous d'un plan d'affaires. Les banques s'attendent à ce que vous compreniez et puissiez expliquer votre vision, vos objectifs, vos stratégies et vos attentes. Nous consignons ce que nous comprenons et évaluons le risque en fonction du plan d'affaires, des données comptables à court terme et des prévisions comptables. Cela inclut le bilan, l'état des résultats et l'analyse de trésorerie. Tous ces renseignements sont utilisés pour déterminer la cote de risque financier de l'entreprise. Trois ratios sont principalement en considération - le ratio d'endettement à court terme, le ratio de la dette sur la valeur corporelle nette et le service de la dette. L'ajout de titres donnés en nantissement, qui correspondent habituellement à des actifs de l'entreprise, peut compenser pour des ratios défavorables. La « règle générale » veut que le comportement antérieur soit une bonne indication du comportement à venir.
  • Fournissez un bilan du propriétaire et des garants de l'entreprise. Soyez prête à fournir, à tout le moins, une garantie personnelle partielle pour les marges de crédit de l'entreprise et à produire vos avis de cotisation personnels de l'Agence des douanes et du revenu du Canada. N'oubliez pas que c'est vous qui contrôlez votre entreprise.
  • Ayez sous la main des copies à jour et par ordre chronologique de vos comptes clients, de vos comptes fournisseurs et de vos charges à payer ainsi qu'une liste détaillée de vos stocks. Nous vous demanderons aussi le détail de votre financement actuel, c.-à-d. l'encours, le montant des versements et les titres donnés en garantie, y compris les baux.
  • L'assurance est un facteur important de réduction du risque. Renseignez-vous sur l'assurance des entreprises, l'assurance des comptes clients, l'assurance des dirigeants d'entreprise et l'assurance vie et invalidité, si vous ne l'avez pas déjà fait.
  • Soyez en mesure de prouver que vos charges prioritaires sont à jour, c.-à-d. CSST, TPS, TVQ, ADRC, taxes d'affaires et taxes foncières.
  • L'analyse d'une demande de crédit comporte habituellement des frais.

Ce que vous pouvez attendre de votre banque :

  • Une indication claire du délai de traitement.
  • Une indication claire des frais, y compris les frais de demande, les frais mensuels et annuels récurrents et les frais juridiques.
  • Les relevés comptables exigés, la raison pour laquelle ils le sont et la fréquence - mensuelle, trimestrielle, etc.
  • Les garanties subsidiaires exigées et pourquoi.
  • Les motifs pour lesquels on vous recommande une structure, des taux, des frais, des garanties subsidiaires et des engagements. Ce que vous devriez faire pour obtenir une réduction de taux d'intérêt, de frais, de relevés comptables, de clauses restrictives, dans quels délais vous devez le faire et sous quelles conditions.
  • Quelles autres options s'offrent à vous au lieu du financement bancaire traditionnel - c.-à-d. : financement sur actifs, assurance de l'Assurance d'Exportation et développement Canada, Banque de développement du Canada et sources personnelles de financement.
  • Suggestions : Autres services que vous pourriez utiliser pour réduire vos frais d'administration et le temps que vous consacrez à cette tâche - p. ex. solutions de services bancaires et de gestion de trésorerie par voie électronique, forfait de services, recommandation à des experts au sein de la banque, services de change et de trésorerie directs, et recommandations à des experts en dehors de la banque, par exemple des avocats, des clients, des associations et des ministères.

N'oubliez pas qu'il s'agit de règles générales seulement. Chaque cas est unique et doit être évalué individuellement.

2. Capital de risque

  • Que gagnerez-vous à traiter avec une société de capital de risque ?
    • Des fonds
    • Un réseau de contacts
    • De l'information et des connaissances (particulièrement au sujet du financement)
    • Un point de vue différent sur les affaires
  • Que perdrez-vous à traiter avec une société de capital de risque ?
    • Une certaine indépendance - vous devez accepter de ne pas être propriétaire à 100 p. cent de votre entreprise.
    • Une certaine liberté administrative - ce qui peut représenter un avantage si cela vous oblige à être plus disciplinée.
  • Assurez-vous de demander assez d'argent du premier coup. Adoptez une pensée stratégique et étudiez soigneusement le montant dont vous avez besoin de sorte à ne pas avoir à retourner pour en demander davantage. Les investisseurs perdent confiance quand vous n'avez pas pensé à tout d'avance.
  • Les plupart des sociétés investissent pour un terme de sept à dix ans, mais cela peut varier, et espèrent un rendement de 25 p. cent. Certaines voudront un rendement positif plus rapidement que ce que vous êtes prête à offrir ; posez des questions.
  • Choisissez votre société de capital de risque avec soin, en visitant son site Web, en lisant son profil et en parlant avec d'autres personnes qui ont réussi. Voici quatre adresses pour commencer vos recherches :
    1. Association canadienne du capital de risque. www.cvca.ca
      Cliquez sur « Members » pour afficher une liste de sociétés de capital de risque et le profil abrégé de chacune.
    2. Toronto Venture Group. www.tvg.org
      Ce groupe organise des petits-déjeuners, des séminaires et d'autres activités, et est parfait pour le réseautage et la collecte de renseignements. Le site contient aussi un lien vers le Toronto Angel Group.
    3. Springboard. www.springboardenterprises.org
      Cet organisme américain pour les femmes chefs d'entreprise produit des programmes qui informent, mettent en valeur et appuient les femmes chefs d'entreprise pendant qu'elles cherchent du capital et font croître leur entreprise.
    4. CATA. www.cata.ca
      Alliance CATA-WIT (Women in Technology ou Femmes en technologie) www.cata.ca/wit Réseau destiné à rehausser la participation et l'avancement des femmes dans le secteur à haute croissance de la technologie, par l'entremise du mentorat, du réseautage, du perfectionnement professionnel et de la sensibilisation.
  • Que devez-vous fournir à une société de capital de risque ?
    1. Un profil d'entreprise.
    2. Un plan d'affaires : assurez-vous de présenter la version « complète » et d'en comprendre toutes les subtilités.
    3. Un résumé de votre plan d'affaires : doit présenter les faits saillants sur votre entreprise, votre marché, vos pairs et vos avantages concurrentiels, vos clients, un sommaire financier, les risques, les membres de l'équipe de direction et leurs antécédents.
    4. Présentez-vous préparée et prévoyez une présentation PowerPoint.
    5. Et n'oubliez pas : faites un suivi !

Comment accéder au crédit ?

Voici quelques conseils et options sur la façon de vous préparer pour obtenir un financement bancaire.

  • Conservez une cote de solvabilité personnelle solide. La cote de solvabilité est l'un des outils les plus importants dont se sert une banque pour évaluer une demande de crédit. Par conséquent, établissez votre cote personnelle et faites en sorte qu'elle demeure saine. Les comptes en souffrance, les chè ques sans provision et le défaut de paiement du solde de vos cartes de crédit peuvent réduire vos chances d'obtenir un prê t pour votre entreprise. Vérifiez votre dossier de crédit réguliè rement et, si vous constatez une notation négative ou des inexactitudes, communiquez avec l'agence d'évaluation du crédit et faites tout en votre pouvoir pour les faire effacer. Il est à noter que votre cote de crédit personnelle est en général le seul critè re utilisé par les banquiers au moment d'approuver des prê ts de moins de 50 000 $.

Les conseils suivants sont également recommandés si vous cherchez à emprunter plus de 100 000 $ :

  • Préparez un plan d'affaires solide. Donnez dans le détail et soyez clair et réaliste. Créez un plan qui raconte votre parcours au prê teur tout en étant réalisable et mesurable. Dites-vous bien que ce plan est votre clé du succè s. Pour vous préparer, utilisez les nombreuses ressources qui existent, y compris le planificateur financier Pensez grand de RBC Banque Royale (www.rbcbanqueroyale.com/pme/pmegrand). Votre chambre de commerce locale ou votre centre de services aux petites entreprises sont de bonnes sources pour les séminaires et l'encadrement portant sur l'élaboration d'un plan d'affaires. Prévoyez les meilleurs et les pires scénarios possibles dans votre plan et démontrez votre volonté et votre capacité de rembourser le prê t si les choses prenaient une mauvaise tournure.
  • Faites vos recherches. Il est important de prouver que vous avez fait vos recherches pour soutenir votre demande de financement. Avez-vous vérifié la solvabilité des clients et des prospects pour savoir si vous serez payé rapidement ? Si vous désirez un prê t pour acquérir un appareil coûteux pour votre entreprise en croissance, avez-vous fait la preuve que les nouvelles ventes prévues sont légitimes, par exemple en obtenant un contrat d'abord puis en louant l'équipement ? Et n'oubliez pas de choisir vos associés en affaires avec sagesse. Ne vous laissez pas leurrer par quelqu'un qui n'a pas un trè s bon dossier de crédit et qui cherche à profiter de votre bonne cote de solvabilité.
  • Choisissez un prê teur qui comprend votre entreprise. Essayez de trouver un banquier ou une banquiè re qui manifeste un intérê t sincè re pour votre entreprise et qui sera toujours disposé à vous fournir des conseils, des outils et du soutien. Les Championnes de RBC Banque Royale, par exemple, sont formées pour comprendre les besoins uniques des femmes entrepreneures. Elles peuvent également servir de passerelle vers des renseignements et des services gratuits en tous genres. Sensibilisez votre banquier à la réalité de votre entreprise et soyez proactive en le renseignant sur vos succè s et vos échecs.

Options de financement

Si l'on vous refuse un prê t, cherchez à comprendre pourquoi. Vous saurez ainsi quoi faire avant de soumettre une nouvelle demande. Demandez à votre banquier de vous conseiller d'autres sources si un prê t bancaire ne constitue pas le meilleur type de financement à ce stade du développement de votre entreprise. Selon Janie, voici certaines solutions de rechange :

  • Valeur nette de votre maison : Vous pouvez hypothéquer votre maison pour financer votre entreprise, mais songez avec soin au montant que vous ê tes disposée à investir. Il est à noter que traditionnellement, les prê ts hypothécaires résidentiels comportent les plus bas taux d'intérê t. Vous économiserez ainsi de l'argent.
  • Marge de crédit personnelle : établissez une marge de crédit personnelle sur votre maison. Si vous offrez votre maison en garantie, vous pouvez emprunter et investir les fonds dans votre entreprise. Lorsque votre investissement personnel n'est plus nécessaire au financement de l'entreprise, vous pouvez retirer de votre entreprise vos prê ts aux actionnaires à l'abri de l'impôt.
  • Parents et amis : Vu la faiblesse des taux d'intérê t, le moment est bien choisi pour offrir à votre famille et à vos amis intéressés par votre entreprise un meilleur rendement sur leur placement au lieu d'un CPG, par exemple. Prenez soin de rédiger un contrat officiel à cette fin.
  • Fournisseurs : Négociez des modalités de paiement étalées sur une plus longue durée avec les fournisseurs ou les fournisseurs éventuels.
  • échanges : Vous pouvez vous livrer à des échanges avec d'autres entreprises. Il peut s'agir de biens ou de services, dont la publicité.
  • Moneris (c.-à -d. marchand Visa* ou MasterCard) : Vendez aux clients qui utilisent une carte de crédit pour obtenir l'argent immédiatement et atténuer votre risque. Oubliez la réduction ; en effet, l'amélioration des liquidités et l'élimination du risque associé aux créanciers devraient largement compenser la réduction.

Représentez-vous un bon risque de crédit ?

Voyez dans quelle mesure vous répondez aux quatre critè res du crédit dont se servent les banquiers pour évaluer les demandes de prêt :

  1. Caution : Si vous avez lancé une nouvelle entreprise et que vous n'avez pas de références, les établissements prê teurs s'attendront à ce que vous donniez en nantissement les immobilisations de votre entreprise, par exemple le bâtiment, ou des garanties personnelles, comme votre maison, en cas d'échec de votre entreprise. En général, on demande aux entreprises constituées en société une garantie personnelle à titre de preuve d'engagement. De plus, votre banque exigera des états financiers dressés par un comptable pour prouver l'existence et la valeur des biens de l'entreprise.
  2. Capacité de remboursement : Le prê teur étudie votre revenu et les preuves de revenu pour s'assurer que vous pouvez rembourser le prê t. Il fera aussi appel à des ratios financiers normalisés pour votre genre d'entreprise afin de s'assurer que vos prévisions sont réalistes et conformes aux normes de l'industrie.
  3. Conditions : Le prê teur évalue le climat économique ainsi que les occasions et les menaces associées à l'environnement de votre entreprise.
  4. Caractère . Le prê teur détermine votre degré de compréhension de votre entreprise (tant ses forces que ses piè ges), vos aptitudes, votre engagement et vos antécédents de crédit personnel.

Les banquiers attribuent une pondération dans l'évaluation du risque : par exemple, 15 % pour votre industrie, 20 % pour votre entreprise et sa direction et 65 % pour le portrait financier (résultats obtenus et prévisions).

Autres sources de financement : Guide des investisseurs professionnels

Trouver de l'argent pour le démarrage ou l'expansion de son entreprise est souvent le plus grand défi auxquels font face de nombreux entrepreneurs. Nombre d'entre eux y investissent d'abord une partie, voire la totalité, de leurs propres économies. Mais, en cours de route, la plupart d'entre eux doivent considérer d'autres sources de financement, notamment :

  • Les banques, qui offrent des marges de crédit personnelles, des prêts et des cartes de crédit
  • Les investisseurs potentiels :
    • Famille et amis ;
    • Investisseurs « stratégiques », comme les fournisseurs et les clients ;
    • Les investisseurs professionnels ou « providentiels » ;
    • Les sociétés d'investissement en capital de risque.

En général, les femmes entrepreneures se tournent d'abord vers les banques, la famille et les amis pour obtenir des fonds pour le financement de leur entreprise. Jusqu'à présent, peu de femmes avaient opté pour une autre source de financement, comme les investisseurs professionnels. Cette situation est cependant en train de changer. Bon nombre de femmes apprennent à connaître le fonctionnement de ces marchés financiers, et lorsqu'elles bâtissent leur crédibilité et étendent leur réseau, elles sont amenées à rencontrer des membres de la collectivité financière.

Vous pensez que votre entreprise est prête à recevoir des fonds d'une source extérieure ? Voici un guide abrégé décrivant les investisseurs professionnels -- qui ils sont, ce qu'ils recherchent et comment ils pourraient favoriser la croissance de votre entreprise. Vous y trouverez des renseignements utiles sur les sujets suivants :

Investisseurs stratégiques
Investisseurs professionnels
Avantages de traiter avec les investisseurs professionnels
Inconvénients de traiter avec les investisseurs professionnels
Ce que recherchent les investisseurs professionnels
Documents que veulent voir les investisseurs
À propos des accords de confidentialité
Recherche d'un investisseur professionnel

Investisseurs stratégiques
Les clients peuvent participer au financement, si votre produit représente pour eux la solution à un problème important. Par ailleurs, si votre produit vient compléter l'une de leurs gammes de produits et entraîne une hausse de leurs ventes, les clients pourraient sans doute investir puisqu'ils sont intéressés par le succès de votre produit. Soyez prudents cependant, étant donné que cet investissement pourrait restreindre la vente du produit à leurs concurrents. Vous pouvez en parler également à vos principaux fournisseurs, qui pourraient offrir du financement ou d'autres programmes pour aider les nouvelles entreprises qui leur achètent de grandes quantités de produits.

Investisseurs professionnels

Les deux types d'investisseurs suivants sont avant tout intéressés à obtenir une participation aux profits courants de votre entreprise. Cependant, il y a une nette distinction à faire entre les motifs qui les incitent à investir.

Les investisseurs providentiels placent leur propre argent et sont très souples sur le type d'entreprises qu'ils financent. Il s'agit en général de dirigeants bien nantis - souvent des entrepreneurs qui ont réussi et qui veulent rester dans la mêlée. Ils ont accumulé un patrimoine et sont parfois semi?retraités. Ils participent souvent à des pépinières d'entreprises ou jouent le rôle de prospecteurs pour des sociétés d'investissement en capital de risque, recherchant des entreprises prometteuses, les guidant et les soutenant au cours des premières phases de croissance jusqu'à ce qu'elles suscitent l'intérêt des sociétés d'investissement en capital de risque.

Le capital de risque, malgré la couverture médiatique qui lui a été consacré, est la source de fonds la moins répandue. Les sociétés d'investissement en capital de risque investissent généralement dans les sociétés du secteur de la technologie ou de la biotechnologie, dont la propriété intellectuelle est souvent protégée par des brevets.

Avantages de traiter avec les investisseurs professionnels

Susciter l'intérêt et la participation d'un investisseur professionnel est un défi. Mais, outre l'argent, il y a de nombreux avantages à le faire, notamment :

Contacts : Les investisseurs professionnels ont généralement de nombreux contacts dans l'industrie. Ils peuvent souvent vous aider à prendre contact avec des clients, avec des partenaires éventuels pour la commercialisation des produits et avec des sources de financement supplémentaire. Ils peuvent même vous aider à recruter du personnel et d'autres administrateurs et, comme nous l'avons mentionné plus haut, sont souvent disposés à travailler avec vous à bâtir votre gamme de produits, votre réseau de vente et votre réputation.

Expérience : Les investisseurs professionnels peuvent apporter à votre entreprise foule de conseils, en plus de leur savoir-faire. Leur connaissance intime du marché - « déjà vu… déjà essayé » - peut se révéler un apport inestimable pour votre entreprise et vous éviter des erreurs coûteuses.

Amélioration du bilan : En augmentant les capitaux propres de l'entreprise par la cession d'une participation plutôt que de la financer par endettement, vous améliorez votre bilan. Si vous devez emprunter plus tard, il vous sera alors plus facile de convaincre les banques de hausser votre marge de crédit ou de vous accorder un prêt.

Meilleures liquidités : Les investisseurs en actions s'unissent à l'entreprise à long terme et savent accepter des périodes où aucun dividende n'est versé. Votre société n'a pas à faire de paiement de capital et d'intérêt, ce qui viendrait gruger vos liquidités au moment où vous en avez réellement besoin pour bâtir votre entreprise.

Croissance accélérée : L'injection immédiate de fonds permettra à votre société de connaître une croissance beaucoup plus rapide que si vous aviez financé votre expansion à même vos liquidités.

Inconvénients de traiter avec les investisseurs professionnels

Bien sûr, il y a toujours des conditions à tout investissement. Les inconvénients de traiter avec des investisseurs professionnels comprennent ce qui suit :

Aversion pour les entreprises fondées sur le style de vie. Les petites entreprises que leurs propriétaires désirent garder petites pour conserver leur style de vie ne sont pas de bonnes candidates pour les investisseurs professionnels qui cherchent à obtenir le meilleur rendement possible sur leur investissement dans votre entreprise.

En d'autres termes, il y a une grande différence entre :

  • Les investisseurs fraternels qui fournisse « l'argent de l'amitié » - les amis et membres de la famille qui vous connaissent et vous aiment, et qui sont prêts à vous prêter de l'argent pour que vous puissiez maintenir votre style de vie et mener vos affaires à temps partiel, et...
  • Les investisseurs providentiels qui « aiment l'argent » - ils investissent leur argent dans votre entreprise parce qu'ils veulent faire encore plus d'argent. Bâtir l'entreprise la plus rentable possible, voilà leur principal objectif, ce qui entrera vraisemblablement en conflit avec votre désir de vous garder plus de temps pour vous-même.

Coûts plus élevés : Il y a des frais juridiques et comptables, initiaux et continus, liés à la participation des investisseurs professionnels. À tout le moins, vous devrez constituer votre entreprise en société. Le site Web d'Industrie Canada présente une information très complète sur la façon de procéder (http://corporationscanada.ic.gc.ca/epic/internet/incd-dgc.nsf/fr/home?OpenDocument). Vous devez également engager des frais juridiques supplémentaires parce qu'il est impératif de consulter un avocat/notaire avant de signer quelque document. En outre, vous aurez souvent besoin de conseils sur l'administration de la société, et devrez faire rédiger une convention d'actionnaires.

De plus, vos primes d'assurance augmenteront sans doute, puisque votre nouveau conseil d'administration désirera probablement que la société souscrive une assurance de responsabilité civile pour protéger les dirigeants et les administrateurs.

Perte de pouvoir : L'investisseur professionnel voudra siéger à votre conseil d'administration et prendre part donc aux décisions importantes. Certains investisseurs professionnels sont plus actifs que d'autres dans les entreprises bénéficiaires de leurs investissements, et vous devez vous sentir à l'aise avec cette situation dès le départ. Les investisseurs professionnels se retirent rarement d'une entreprise dans laquelle ils ont investi, alors attendez-vous à ce qu'ils s'impliquent davantage si les choses ne tournent pas aussi rondement qu'ils l'avaient d'abord espéré.

Nouvelle gestion : Dans une nouvelle société, le rôle du PDG n'est pas le même que dans une entreprise bien établie. À mesure que votre société grandira, et que sa croissance s'accélèrera, vous ne serez peut-être plus la personne la mieux qualifiée pour la diriger et cette situation peut être difficile à accepter.

Ce que recherchent les investisseurs professionnels

Les investisseurs considèrent des facteurs très divers, en particulier les investisseurs providentiels. Cependant, ils exigeront au moins que l'entreprise ait un potentiel de croissance très élevé et une équipe de gestion chevronnée et motivée. N'oubliez pas qu'une équipe exceptionnelle obtiendra généralement de meilleurs résultats avec un produit très ordinaire, qu'une équipe très ordinaire avec un produit exceptionnel.

Assurez-vous particulièrement de compter dans votre équipe les membres suivants, avec l'expérience pertinente :

  • Un PDG et/ou un président, ayant de l'expérience dans la direction d'entreprise et des aptitudes en gestion ;
  • Un chef des finances, ayant de l'expérience dans la gestion des finances d'une entreprise en croissance rapide, dans le même secteur industriel ;
  • Un vice-président du Marketing, ayant une expérience solide dans l'industrie ;
  • Un vice-président des ventes, ayant démontré sa capacité de conclure des affaires ;
  • Un chef de l'exploitation ou un chef de la technologie

Du point de vue de l'investisseur, il importe que l'entreprise puisse compter sur un cadre supérieur ayant de l'expérience dans la réalisation d'un plan d'entreprise. S'il y a à la fois un président et un PDG, l'un d'eux est habituellement le vice-président, Ventes et marketing et l'autre, le chef de la technologie / chef de l'exploitation. En général, ce que la société de capital de risque cherche, c'est un complet (connaissance des affaires - type MBA), une queue de cheval (type créatif - marketing) et un chapeau à hélice (crack en science / technologie).

Autres facteurs influant sur la décision des investisseurs

Revenus actuels : Le chiffre d'affaires est une preuve concrète de l'existence de la demande pour les produits ou services de votre entreprise. Il est plus facile de convaincre un investisseur des atouts de votre entreprise si vous avez déjà une clientèle.

Si vous n'avez pas de revenus parce que vous avez besoin d'un fonds de roulement pour développer votre produit, il serait préférable d'obtenir des lettres d'intention ou de recommandation de clients éventuels qui déclarent leur confiance dans ce que vous avez à leur offrir.

Potentiel démontré : À défaut, si vous avez fait une étude de marché solide et avez un plan d'entreprise bien structuré, vous serez peut-être capable de convaincre un investisseur que vous méritez qu'on regarde votre entreprise d'un peu plus près, si vous êtes en mesure de démontrer la puissance unique de votre idée. Voici quelques exemples d'atouts uniques :

  • « Avantage du premier joueur » : Pouvez-vous démontrer que vous avez une avance de 6 à 12 mois sur tous vos concurrents et un plan crédible pour devenir l'un des principaux acteurs de l'industrie ?
  • Taille et part du marché prometteuses : Si vous êtes en mesure de démontrer comment vous pouvez gagner une part de marché de 2 % dans une industrie d'un milliard de dollars, alors votre potentiel de revenu s'établit à environ 20 millions de dollars par an.
  • Avantage concurrentiel : Y a-t-il quelque chose au sujet du produit ou du service que vous offrez qui est absolument unique et qui peut être à l'abri de concurrents éventuels ? Les investisseurs ne prisent guère l'idée qu'une plus grande compagnie pourrait s'intéresser à votre marché, copier votre produit et l'offrir à meilleur prix, vous forçant à mettre la clé dans la porte.

Documents que veulent voir les investisseurs

S'ils songent à investir dans votre entreprise, les investisseurs peuvent demander à voir certains des documents suivants, sinon tous :

  • États financiers vérifiés et prévisions, ainsi que le journal des ventes s'il y a lieu ;
  • Votre plan d'entreprise, accompagné d'un plan détaillé de mise en marché ;
  • Un « plan d'exécution » expliquant en détail comment vous prévoyez assurer la croissance de l'entreprise, comment et quand vous dépenserez les fonds. Ce plan pourrait comprendre des graphiques Gantt illustrant en détail les activités à accomplir, par qui et quand. Il montre aux investisseurs que vous avez planifié toutes les étapes, que votre plan est en place et que les étapes sont bien définies. Le plan d'entreprise est comparable à un plan stratégique de haut niveau ; le plan d'exécution précise comment vous comptez vous y prendre concrètement pour réaliser vos objectifs.

N'oubliez pas que tout comme vous, l'investisseur veut bâtir une entreprise rentable ; alors soyez patients. Fournissez toute l'information nécessaire - et faites bien ressortir votre compétence dans le secteur industriel. C'est le principal critère que prennent en considération tant les investisseurs que les prêteurs.

À propos des accords de confidentialité

Nombre d'entrepreneurs ne sont guère enclins à dévoiler leur plan stratégique ou leur plan d'entreprise, ni même un résumé, sans faire d'abord signer un accord de confidentialité. Les gens d'affaires refuseront souvent de le signer.

Même si cela vous semble déraisonnable, songez que vous leur demandez de vous aider à trouver un investisseur et qu'en même temps, vous vous attendez à ce qu'ils prennent le risque de signer un acte juridique. À moins que vous ne leur versiez des honoraires de consultation, ils ne sont pas rémunérés en contrepartie de ce risque, et ne seront vraisemblablement pas portés à signer.

Comment contourner la difficulté ?

  • Ne traitez qu'avec des personnes en qui vous avez confiance ou qui jouissent d'une bonne réputation ;
  • Demandez d'entrée de jeu s'ils ont déjà des clients ou déjà en portefeuille des participations dans des entreprises comme la vôtre. Le cas échéant, vous devez sentir qu'ils sont dignes de votre confiance, ou évitez de dévoiler toute information importante que vous ne voudriez pas voir tomber entre les mains de vos concurrents.

Recherche d'un investisseur professionnel

Il est assez facile de trouver des amis ou des parents disposés à investir dans votre jeune entreprise : il suffit de commencer par les appeler. Il est cependant plus difficile de trouver des investisseurs providentiels. Tant les investisseurs providentiels que les sociétés de capital de risque investissent généralement dans des sociétés qui leur sont présentées par des personnes de confiance ; vous devez donc vous bâtir un bon réseau, composé de personnes prêtes à vous recommander directement. Voici des façons de commencer :

  • Réunissez un bon conseil d'administration. Invitez à siéger des personnes qui ont des relations dans le milieu des investisseurs providentiels et qui acceptent de faire appel à ce réseau de relations pour le bénéfice de votre entreprise.
  • Demandez l'aide de membres de professions en vue. Médecins, dentistes, avocats, notaires, comptables, conseillers en financement d'entreprises, banquiers et conseillers en investissement, tous peuvent vous aider. Vos clients et vos fournisseurs peuvent également avoir des contacts.
  • Soyez franc et honnête avec les personnes qui vous recommandent. N'oubliez pas que toute personne éventuellement prête à vous recommander voudra d'abord bien connaître votre entreprise et avoir vraiment confiance en vous personnellement avant de vous recommander. Ces personnes contrôlent souvent, de façon informelle, l'accès aux investisseurs providentiels, qui ont confiance en leur bon jugement, et elles tiennent à protéger cette relation.
  • Essayez les visites ou les appels impromptus. Ça pourrait marcher, mais songez bien que les investisseurs sont submergés de plans d'entreprises qui espèrent un investissement ; une recommandation est donc le meilleur moyen d'attirer l'attention d'un investisseur.

Autres sources d'information

Association canadienne des sociétés d'investissement en capital de risque

Canadian IT Financing Forum

Garanties personnelles et garanties du conjoint - Mythes et réalités

Qui n'a pas entendu parler de femmes d'affaires n'ayant pu obtenir un prêt bancaire sans la signature de leur conjoint ? S'agit-il véritablement de préjugés sexistes - ou les établissements financiers ont-ils vraiment besoin de demander des garanties personnelles ou des garanties de la part du conjoint ?

Nous avons demandé à Stacey Petersen, directrice des ventes et championne du marché des femmes d'affaires de RBC Banque Royale (stacey.petersen@rbc.com), de démythifier cette question.

Q : Pourquoi les banques exigent-elles des garanties personnelles sur les prêts ?

R : Il est courant pour les banques de demander des garanties à des propriétaires d'entreprises dont l'apport personnel est limité, qui ne possèdent pas d'actifs tangibles ou qui n'ont pas assez de capitaux propres dans l'entreprise... autrement dit, lorsqu'il n'y a pas de garantie subsidiaire ou lorsque les biens donnés en garantie ont une valeur commerciale relativement faible par rapport au montant demandé. Il peut s'agir aussi pour l'établissement financier d'une façon de s'assurer de l'engagement du chef d'entreprise, surtout si l'apport de capitaux personnel est limité. Chaque cas est différent et fait l'objet d'une évaluation individuelle.

Q : Quel est, à votre avis, le plus grand mythe sur les garanties exigées du conjoint ?

R : Que les banques demandent seulement aux femmes une garantie de la part de leur conjoint. En effet, les mêmes critères s'appliquent, que le chef d'entreprise soit une femme ou un homme. Tout dépend de la personne qui possède l'avoir hors entreprise. Le préjugé voulant que seules les femmes entrepreneures doivent fournir une garantie du conjoint est sans fondement.

Q : Quand une banque demande-t-elle une garantie de la part du conjoint et pourquoi ?

R : Lorsque la banque demande cette garantie, c'est généralement parce que le conjoint possède une part (réelle ou future, en vertu du droit de la famille) des biens servant de garantie subsidiaire pour le prêt (habitation familiale, par exemple). Selon le cas, une banque peut exiger que le conjoint demande conseil à un avocat afin de s'assurer qu'il comprend bien à quoi il s'engage en signant la garantie et en contractant les obligations qui en découlent.

Q : Si une femme estime qu'un prêt lui a été refusé ou qu'on a exigé la caution de son conjoint uniquement parce qu'elle est une femme, que doit-elle faire ?

R : Tout d'abord, s'expliquer avec l'employé de la banque et demander que toutes les raisons lui soient fournies. Si l'explication n'est pas satisfaisante, vous pouvez vous adresser au supérieur ou suivre le processus de recours prévu par la Banque. RBC Banque Royale a mis en place et publier un processus de recours officielpermettant aux clients de débattre de toute question en vue de trouver une solution. En outre, votre avocat, comptable ou autre professionnel de confiance devrait être en mesure de vous donner un avis impartial.

Q : Quel autre conseil pouvez-vous donner aux femmes d'affaires auxquelles la banque demande des garanties ?

R : Insistez pour que l'employé vous explique clairement la nature de la garantie et la raison pour laquelle la garantie est demandée. Nombreux sont ceux - femmes et hommes - qui portent plus attention au prêt qu'aux garanties alors que le créancier doit faire attention aux deux, au cas où les choses ne se dérouleraient pas comme prévu. Nous vous recommandons de demander l'avis d'un professionnel indépendant sur ce qui est raisonnable dans votre cas particulier. Le représentant de la Banque devrait être en mesure de discuter des résultats financiers (ou autres éléments) qui sont nécessaires pour obtenir la suppression (partielle ou intégrale) des garanties. L'important, c'est de persévérer jusqu'à ce que vous compreniez parfaitement les options offertes et le fondement des mesures prises.

Gérez votre dossier de crédit

La plupart des entreprises doivent emprunter de l'argent tôt ou tard. Il est donc essentiel d'établir et de maintenir un bon dossier de crédit. Voici comment.

La capacité d'emprunter quand bon vous semble constitue un atout important pour votre entreprise. Cette capacité dépend dans une large mesure de votre cote de solvabilité. Il est donc fondamental pour une femme chef d'entreprise d'établir et de maintenir une bonne cote de solvabilité. Joanne Thomas Yaccato, experte financière du marché des femmes d'affaires de Thomas Yaccato Group ((416) 367-3677, courriel : joanne@tyg.ca) explique comment s'y prendre :

Trouver du financement constitue le plus grand défi de bien des entrepreneurs.

1. Payez vos factures à temps et réglez rapidement tout litige. En payant à temps vos fournisseurs, vous vous constituez un bon dossier de crédit.

2. Procurez-vous une carte de crédit en votre nom (et non une carte supplémentaire sur le compte de votre conjoint) et utilisez-la judicieusement. Même une carte avec une limite de 500 $ vous aidera à établir un bon dossier.

3. Empruntez un petit montant et remboursez-le à temps. Un petit emprunt est une bonne façon d'apprendre comment emprunter et rembourser, même si la signature d'un garant ou une garantie sont exigées. C'est aussi l'occasion de vous familiariser avec le crédit et d'établir un bon dossier par des versements réguliers.

4. Soyez honnête avec les prêteurs éventuels à propos de votre situation financière et de vos antécédents de crédit. Parlez franchement des difficultés que vous avez eues et montrez que vous avez tiré des leçons de vos expériences, bonnes ou mauvaises. Même si ce n'est pas le seul facteur, une bonne relation avec votre banquier peut jouer un rôle important dans la décision de vous accorder ou de vous refuser un prêt.

5. Conservez de bonnes relations avec votre banquier. En cas de difficultés financières, effectuez le remboursement minimal prévu. Si vous devez sauter ou reporter un remboursement, appelez la banque pour l'avertir d'avance et discuter des options qu'elle propose pour vous remettre sur la voie. Puis ne vous écartez pas du plan qui vous est proposé.

6. Vérifiez votre dossier de crédit tous les ans. Votre crédit, c'est tout simplement ce que vos créanciers disent de vous. Vérifiez périodiquement s'il n'y a pas eu d'erreurs, surtout si votre situation financière a beaucoup changé. Vous éviterez ainsi de désagréables surprises (pour vous et vos créanciers éventuels). Une agence d'évaluation du crédit comme Equifax (1 800 465-7166) peut vous aider à faire cette vérification.

7. Demandez de l'aide pour corriger un mauvais dossier de crédit. À moins que vous ayez fait faillite (auquel cas vous n'aurez peut-être pas d'autre choix que d'attendre sept ans avant de pouvoir présenter une nouvelle demande de crédit), vous avez de bonnes chances de corriger votre dossier de crédit. Expliquez votre situation à un comptable ou à un conseiller en crédit et voyez comment vous pouvez rétablir votre réputation financière. Expliquez franchement aux prêteurs pourquoi votre dossier de crédit est mauvais et dites ce que vous faites pour remédier à la situation. Il est même possible d'obtenir du crédit avant l'expiration de la période de sept ans faisant suite à une faillite : procurez-vous une carte de crédit avec un plafond de 500 $ en donnant en garantie un CPG d'un montant équivalent.

Vérification de crédit rapide et gratuite

PrimeStreet.com a pour objectif de transformer la façon dont les petites entreprises obtiennent du financement. Les entrepreneurs remplissent une seule demande de crédit en ligne, qui est envoyée par voie électronique à diverses institutions financières qui « soumissionnent » pour votre prêt. (RBC Banque Royale a été le premier établissement de crédit canadien à s'associer au réseau de chefs de file des services à la petite entreprise PrimeStreet lors de son arrivée au pays l'été dernier.)

Répondez au questionnaire très simple sur PrimeStreet pour connaître votre cote de crédit. (site en anglais)

PrimeStreetMC est une marque de commerce de PrimeStreet Corporation.

Améliorez votre trésorerie

Vous travaillez comme une forcenée et votre entreprise encaisse des revenus, mais vous n'avez jamais assez d'argent pour payer les factures. C'est ce qu'on appelle un problème de trésorerie. Ce genre de problème doit être résolu rapidement. Suivez ces conseils.

Beaucoup de nouveaux entrepreneurs - surtout des femmes - vivent ce problème. Vous essayez de bâtir votre entreprise et des relations avec la clientèle. Les perspectives sont bonnes à long terme. À court terme, cependant, vos rentrées de fonds sont insuffisantes et vous devez faire des pieds et des mains pour payer le loyer.

Vous devez regarder les choses en face. Vos créanciers ne seront pas impressionnés si vous faites comme s'il n'y avait pas de problèmes en vous disant que vous aimez ce que vous faites et adorez être votre propre patronne (et que devenir riche vous indiffère).

Mettez en pratique ces quelques conseils tirés d'un exposé de Paula Jubinville, présidente d'AQUEOUS Ltd. (pjubinville@aqueous.ca), devant le groupe de mentorat pour les femmes entrepreneures Step Ahead de Toronto.

  • Concentrez-vous sur aujourd'hui. C'est important de savoir d'où proviendra la croissance demain, mais pour que cette croissance se matérialise, il faut d'abord survivre aujourd'hui.
  • Ne sacrifiez jamais vos rentrées de fonds aujourd'hui dans l'espoir d'augmenter vos revenus plus tard. Assurez-vous que vous avez les reins assez solides pour vous attaquer à un gros projet sans être rémunérée pendant les trois prochains mois. Les sorties de fonds sont plus importantes que les rentrées. Votre trésorerie doit guider toutes vos décisions.
  • Soyez prête à réduire vos dépenses. Avez-vous vraiment besoin de cette rutilante auto louée pendant la première année ?
  • Sachez reconnaître vos problèmes financiers. N'attendez pas pour régler les problèmes, ils ne feront que s'aggraver. Élaborez un plan de redressement. Cela veut dire entre autres acquitter vos factures et être payée à temps !
  • Consacrez moins de temps au marketing et plus à la vente. Bien des gens craignent de proposer une rencontre ou de demander un contrat. Ils essaient de se dérober en consacrant beaucoup de temps à la conception de cartes professionnelles et de belles brochures. Mais une carte professionnelle ne fait pas vendre et il faut maîtriser sa crainte, appeler et demander qu'on nous confie le projet.
  • Il n'y a pas que le prestige qui compte. Si un contrat ne représente pas une bonne affaire, oubliez-le. Concentrez-vous sur les clients qui vous permettront d'améliorer vos résultats financiers.
  • Sachez quelle est votre marge bénéficiaire. Si votre marge est de 30 %, vous devrez travailler très fort pour toucher le triple des nouvelles dépenses et payer les factures supplémentaires. Si vous embauchez une adjointe à un salaire de 30 000 $ par année, les revenus de votre entreprise devront augmenter de 100 000 $ seulement pour maintenir vos résultats financiers.
  • Sachez exactement comment une occasion peut mener à la rentabilité. De façon générale, plus nous consacrons de temps aux réunions et aux propositions, moins nous faisons d'argent. Si vous estimez qu'une occasion n'apportera pas de contribution positive à vos résultats financiers dans un délai raisonnable, il est préférable de vous abstenir.
  • Mettez l'accent sur vos points forts. Ce raisonnement peut paraître simpliste, mais vos chances de réussite et votre rentabilité s'en trouveront améliorées si vous l'appliquez.

Établissez un partenariat avec votre banquier

Vous devez soigner vos relations avec votre banquier.

L'accès au financement est souvent évoqué comme l'un des défis que les femmes chefs d'entreprise ont le plus de mal à relever. Voici quelques indications à l'intention des propriétaires d'entreprise bénéficiant des services d'un directeur de comptes :

Ce que vous pouvez attendre de votre banquier
et
Ce que votre banquier peut attendre de vous.

Ce que votre banque devrait vous apporter

Établir de bonnes relations incombe aux deux parties. La banque a la responsabilité de répondre à vos besoins et de vous indiquer dans quels domaines elle ne peut pas vous aider.

Voici ce que vous devriez retrouver normalement à votre banque :

  • des outils pour faire fructifier votre argent ;
  • un intérêt sincère pour votre entreprise ;
  • des questions intelligentes pour bien comprendre votre entreprise ;
  • un traitement rapide de vos demandes de crédit ;
  • des explications complètes en cas de refus de demande de crédit et des solutions de rechange ;
  • des conseils et des recommandations d'autres experts au besoin ;
  • des suggestions de services bancaires économiques pour votre entreprise et une explication des avantages ;
  • des rapports et relevés à jour et faciles à consulter.

Ce que votre banque vous demande

Votre banquier et vous avez un point en commun : vous souffrez tous deux d'un manque de temps chronique. Voici comment vous pouvez aider votre directeur de comptes à mieux connaître votre entreprise et à stimuler son enthousiasme et sa collaboration.

Conseil no 1 : Ne faites pas de promesses que vous ne pouvez pas tenir.

Lorsque vous dressez et mettez à jour votre plan d'affaires, envisagez le meilleur scénario et prévoyez aussi le pire. Spectaculaires ou médiocres, les ventes ont des conséquences financières que votre banquier doit être en mesure de comprendre. Les banquiers détestent les mauvaises surprises. Évitez les promesses inconsidérées. Votre directeur de comptes sera plus enclin à se battre pour l'approbation de votre demande de prêt si votre dossier montre que vous avez atteint ou dépassé souvent vos objectifs de ventes et de bénéfices.

Conseil no 2 : Conservez un dossier de crédit impeccable.

Les antécédents de crédit constituent l'un des critères clés pour approuver une demande de prêt. Aussi, le banquier vérifie toujours les antécédents de crédit personnel et commercial. Les paiements en retard et les chèques sans provision sont des signes d'une mauvaise gestion financière et sont très mal vus par les banquiers.

Conseil no 3 : Familiarisez-vous avec la terminologie financière.

Vous devez être capable de tracer un portrait complet de votre actif et de vos dépenses. Votre banquier vous parlera de ratios financiers ; n'hésitez pas à traiter de ceux qui sont importants pour votre entreprise et de ceux auxquels le banquier accorde le plus d'importance. C'est une bonne chose aussi de savoir comment votre entreprise se compare au reste de l'industrie pour ce qui est du rendement des investissements, du rendement de l'actif, etc.

Conseil no 4 : Aidez votre directeur de comptes à comprendre votre entreprise.

Ne vous attendez pas à ce que votre banquier comprenne instantanément les forces de votre entreprise et les menaces auxquelles elle fait face. Montrez-lui que vous êtes consciente des risques et que vous savez comment les atténuer.

Conseil no 5 : Invitez votre banquier à visiter votre entreprise.

Votre banquier aura ainsi une vision concrète de votre entreprise, de ce que vous faites et de vos méthodes de travail. Il aura aussi une meilleure idée de son potentiel, tout comme vous. Il s'intéressera surtout à la façon dont votre entreprise est organisée, aux niveaux des stocks, aux rapports que vous entretenez avec votre personnel et à d'autres subtilités.

Conseil no 6 : Prenez les dispositions nécessaires avant de faire une demande de crédit.

Les banquiers n'apprécient pas tellement qu'un client ait un urgent besoin de couvrir un chèque. Analysez vos besoins, notamment pour des fonds d'urgence, et parlez-en à votre banquier bien avant de faire une demande de prêt ou d'augmentation de votre marge de crédit. Si vous mettez beaucoup de pression sur votre banquier, il y a de fortes chances que sa réponse soit négative.

Conseil no 7 : Communiquez avec votre banquier dans les bons comme dans les mauvais moments.

Un banquier qui ne sait pas ce qui se passe a tendance à imaginer le pire. Il veut être tenu au courant de vos progrès, de vos inquiétudes et des problèmes que vous éprouvez. En échange, il vous donnera souvent de bons conseils.

Mesurez vos connaissances des finances d'entreprise

Pour tester vos connaissances sur la gestion des finances d'entreprise, répondez au questionnaire qui se trouve dans le Guide de financement des PME de RBC Banque Royale.

Conseils de l'entrepreneur d'aujourd'hui

Une bonne façon d'en savoir plus sur différents sujets est de prendre connaissance des bons coups - et des mauvais - que d'autres ont réalisés à leurs débuts. La Banque Royale rassemble ces histoires et les diffuse dans le bulletin Today's Entrepreneur. Consultez-le (site en anglais) pour obtenir des trucs formidables de femmes d'affaires qui ont réussi.

Options de financement du RBC

Prenez connaissance de notre vaste gamme d'options de prêts et de crédit-bail.

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03/08/2007 13:04:04