Étude de cas 1
Créances de haut vol à l'étranger
Une société assure l'entretien des avions de plusieurs compagnies aériennes étrangères dans les aéroports canadiens. Continuellement l'entreprise facture des sociétés étrangères dans leur devise et accorde un délai pour paiement de 90 jours. Dans son cas, le risque de change est à la fois élevé et morcelé.
Diagnostic et remède
« Certaines créances de cette société sont plus risquées que d'autres, explique M. Brian Glavin, Groupe de gestion des risques de change, Banque Royale. Le risque spécifique s'établit en fonction de l'importance de la créance, de la volatilité de la devise visée et de l'échéance de cette créance. La société n'a sans doute pas les moyens de se protéger contre le risque associé à chaque créance. La direction devrait étudier ses comptes clients à la lumière du risque de change et envisager de se protéger au moyen de contrats sans commission (ex. contrats à terme) quand le risque est élevé. »
Étude de cas 2
Le lucratif contrat à l'étranger
Un fabricant canadien de matériel électrique a décroché un contrat chez une multinationale établie aux États-Unis. L'entente prévoit que le fournisseur devra déposer une garantie de bonne exécution en dollars US, qui sera retenue en cas de retard ou de non-conformité des produits. La garantie de bonne exécution fait courir à l'entreprise un risque de crédit considérable
Diagnostic et remède
M. Andy Sinclair, spécialiste des opérations de change à la Banque Royale, explique : « À première vue, je choisirais l'opération de swap. La durée est claire et la garantie doit être reconvertie en dollars canadiens à l'échéance. Il ne faut toutefois pas oublier que la garantie pourrait être retenue. Ceci confirmerait de couvrir l'opération de conversion initiale par un contrat à option, assurant ainsi une protection contre toute éventualité. »
Étude de cas 3
La mondialisation du sport
Une équipe canadienne de sport professionnel paie ses joueurs en dollars US mais vend ses billets au guichet en dollars canadiens. Même si le salaire d'un joueur est fixe, au moins pour un an, toute baisse du dollar canadien pourrait coûter à l'équipe des centaines de milliers, voire des millions de dollars. La présence du risque de change pourrait même empêcher cette société d'attirer et de conserver des talents l'année prochaine.
Diagnostic et remède
Selon Mme Mairi Dow, Groupe de gestion des risques de change, Banque Royale, les contrats des joueurs sont faciles à apparier avec des instruments de couverture. « Je dirais même que, dans ce cas, l'éventail des produits est plus large que d'habitude. Puisque les ruptures de contrat sont rares, il est inutile de recourir à une option. J'opterais plutôt pour un contrat de terme avec marge ou pour un contrat de terme à pourcentage. Ces instruments permettraient à l'équipe de se couvrir contre le risque de change sans frais tout en se positionnant en cas d'évolution favorable des cours. Il est même possible qu'elle réussisse à réduire ses frais de personnel. »
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