Opérations de change
10 minutes de conseils sur La Gestion du risque de change
Des tendances à surveiller
Plusieurs tendances attirent un nombre croissant de Canadiens dans le domaine du risque de change. La première est la mondialisation généralisée de l'économie. Auparavant, la plupart de nos entreprises évoluaient exclusivement au Canada. Désormais, beaucoup font des affaires dans plusieurs pays. C'est le cas notamment des PME qui profitent de la libéralisation des échanges avec les États-Unis et le Mexique.
Des PME modernes se développent rapidement en vendant des biens ou des services à l'étranger, importent des composants ou des produits finis, emploient du personnel hors du Canada ou paient des redevances à la société étrangère dont ils exploitent la technologie ou la marque. Depuis le début des années 90, ce phénomène force les entreprises à s'intéresser au négoce des devises et les conduit à ajouter le risque de change à la liste de leurs préoccupations. Dans les faits, le marché des changes a triplé de volume et de valeur en 10 ans, donnant un autre signe éclatant de la mondialisation du commerce.
Autre tendance importante, les économies nationales et les marchés financiers sont devenus interdépendants. Les marchés boursiers étrangers peuvent déclencher une série de phénomènes qui agissent rapidement sur la valeur du dollar canadien. Lors de la crise asiatique en 1998, par exemple, les investisseurs se sont précipités sur les monnaies des économies les plus fortes, ex. le dollar américain. Ce phénomène, la « recherche de la qualité », peut diminuer artificiellement la valeur des monnaies dites « moyennes » comme celle du Canada ou de l'Australie par rapport au dollar américain. Un pays comme le nôtre a peu d'emprise sur la confiance des opérateurs du marché monétaire international, dont les décisions reposent sur des facteurs plus « internationaux ».
Enfin, le monde doit désormais compter avec la présence de l'Union économique et monétaire (UEM). En vertu de cette entente, les économies et les devises des onze États membres ont été formellement liées entre elles. Le 1er janvier 1999, l'euro est devenu la monnaie commune de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Belgique, de l'Espagne, de la Finlande, de la France, de l'Irlande, de l'Italie, du Luxembourg, du Portugal et des Pays-Bas. Cette convention aura un effet considérable sur la façon dont se traiteront les affaires au sein de ces pays et avec leurs partenaires du reste du monde.